Alain Macé - À Saint-Matthieu, il est midi à 14h!

Alain Macé - À Saint-Matthieu, il est midi à 14h!

Michel Guyomarc'h, le campaniste, a dû monter au sommet de la tour de Saint-Matthieu pour vérifier l'état des moteurs. Photo Le Télégramme

Depuis plusieurs semaines, les cloches de l'église Saint-Matthieu sonnent les heures mais de façon bien aléatoire... Et pour cause, le moteur d'une des cloches est défaillant. Il va falloir le remplacer et, d'ici là, se passer d'une note du carillon.

« Des fois, les cloches sonnent midi à 14 h. Et il n'y a plus l'angélus, en tout cas, pas dans son entier. Du coup, on perd un peu nos repères... ». Marie-Laure, tout comme de nombreux habitants du quartier de Saint-Matthieu, est perdue depuis plusieurs semaines : les cloches de l'église qui, d'habitude, sonnent les heures tout au long de la journée, n'en font qu'à leur tête. « Certaines nuits, il y a même un coup qui sonne. C'est incompréhensible ». Hier, l'entreprise chargée de régler les horloges des églises de la ville s'est déplacée. Le campaniste a, tout d'abord, testé le boîtier qui permet de régler l'horloge depuis la sacristie mais n'a rien vu d'anormal. Il est donc monté au sommet de la tour, pour examiner l'état des moteurs qui provoquent le tintement sur les quatre cloches de Saint-Matthieu. Le diagnostic est clair : « Il y a un problème sur le moteur de tintement de la cloche numéro deux », explique Michel Guyomarc'h, de l'entreprise Macé. Conséquence, il manque une note dans le carillon. « Si le moteur est défaillant, ça ne sonne pas ou alors au ralenti, ce qui peut expliquer les coups avec du retard. Ça explique aussi que l'angélus ne se reconnaisse plus car il manque une note ».

Le moteur défaillant désactivé

En attendant de pouvoir réparer ou changer le moteur, le campaniste a désactivé le tintement de la cloche numéro deux. Cela expliquera, pour les jours ou semaines à venir, le fait que les heures ne sonnent pas forcément, ni l'angélus. Quant au glas, pour les obsèques, il pourra toujours être sonné mais avec une note en moins.

Mai 2015

source : Le Télégramme