ALAIN MACE - À la découverte des cloches de Saint-Jean-Baptiste

ALAIN MACE - À la découverte des cloches de Saint-Jean-Baptiste

Damien Lagasse, campaniste, dans le beffroi de l'église Saint-Jean-Baptiste où les trois cloches rythment les heures et les cérémonies des paroissiens. Photo Ouest France

Damien Lagasse, campaniste de l'entreprise Alain Macé de Plaine-Haute (22), intervenait jeudi et vendredi dans le clocher de l'église Saint-Jean-Baptiste de Guéhenno. Ce technicien de 31 ans effectuait quelques travaux, notamment le remplacement du moteur de volée de la cloche 3, qui a rendu l'âme après « quatre décennies de bons et loyaux services », estime Damien Lagasse.

Le moteur d'une quarantaine de kg fait place à un modèle moderne qui a perdu 20 kg au passage. Cette cloche 3 est la plus récente du beffroi en faux carré de 7,5 m² que l'on atteint au bout d'une cinquantaine de marches, et d'une échelle verticale rivée au granit de la tour. Elle a été refondue et bénite en 1998 par Mgr Gourvès, alors évêque de Vannes. Son coût : 50 000 francs (7 622 €). On y lit les noms gravés de Jean-Claude Le Brun et d'Armel Chevillard, maire et recteur de l'époque. Mais aussi ceux d'Éloïse Mercier et de Sylvain Charlot, marraine et parrain, baptisés en cette année 1998. Ils sont associés à Angéline, Bernadette, Augustine, Jeanne, Emmanuelle les anciennes marraines de cette cloche refondue.

Une cloche savoyarde

La cloche 2, date de 1 886, baptisée Augustine, Marie-Louise, Françoise, elle a pour parrain et marraine Auguste Kerdal et Marie-Françoise Gilles.

Et enfin la plus grosse, la cloche 1, dont le poids est estimé à 750 kg par Damien Lagasse. Elle porte les prénoms d'Hélène, Annick, Odile et Emmanuel, mais la date d'installation n'apparaît pas.

Avec le nom du maire, Auguste Dréano qui y est gravé, ceci nous ramène entre 1945 et 1947. On y trouve aussi les noms de Jean-Cyril Robin, recteur, Roger Provost, vicaire et Louis Druais, président du conseil paroissial.

« Contrairement aux deux autres, fondues à Villedieu-les-Poêles, cette cloche provient de la maison Paccard, une fonderie de Savoie », reconnaît au poinçon Damien Lagasse. Originaire des Yvelines, Damien a découvert ce métier périlleux de campaniste « par hasard. J'ai un BEP d'électricien bâtiment et de maintenance industrielle. Je recherchais un emploi. Un patron m'a proposé celui-ci. Je l'exerce maintenant depuis huit ans. » L'occasion pour lui de visiter les clochers de France et de Navarre, et d'être parfois surpris comme dans un beffroi du Pas-de-Calais, où 59 cloches répercutent les notes jouées par un carillonneur.

Juillet 2015

source : Ouest France