Alain Macé : Soeur Angéline fait son entrée dans l'église

Alain Macé : Soeur Angéline fait son entrée dans l'église

La cloche juste avant de faire son entrée dans l'église Notre-Dame-de-l'Assomption. Photo Ouest France

La nouvelle cloche en bronze gravée au nom de Soeur Angéline devrait être définitivement installée à la fin du mois. Sa bénédiction aura lieu le lundi de Pentecôte, à 10 h 30.


Quelle est donc la personnalité qui se laisse ainsi désirer au point d'avoir une heure de retard ? La voilà dans son camion blanc. Elle vient de Saint-Brieuc, après avoir vu le jour à Villedieu-les-poêles (Manche).

C'est la nouvelle cloche en bronze gravée au nom de Soeur Angéline. Elle est attendue pour être montrée dans l'église Notre-Dame-de-l'Assomption, avant d'être bénie, puis montée dans le clocher.

Un moule en crottin de cheval et poils de chèvre

Mais faire entrer une cloche de 640 kg, ce n'est pas une mince affaire. Il faut faire appel à l'entreprise cherrulaise Jan avec son tracteur élévateur pour la déposer, avec douceur, à l'intérieur, sur un chariot roulant.

Une seconde manoeuvre est nécessaire pour le moule imposant, fait en crottin de cheval et en poils de chèvre. Il a servi à créer cette cloche. À l'intérieur de ce moule, il est possible de voir les lettres et dessins qui ont servi à sa gravure. C'est tout naturellement devant l'autel que celle-ci va être installée par deux techniciens, Jean-Christophe Roger et Marc Dumesnil, qui travaillent depuis plusieurs années dans l'entreprise Alain Macé.

Le professionnel s'est installé comme campaniste en 1979. Un métier peu connu car il n'y a pas de formation. Les campanistes doivent connaître plusieurs métiers : le travail du bois, de la charpente, l'électrotechnique, l'électricité... Il faut s'intéresser à l'ancien et au patrimoine. Travailler dans un clocher, c'est par tous les temps. L'endroit est froid, mal exposé.

Le campaniste y fait de drôles de rencontres : chauve-souris, chouettes, pigeons. Pour l'instant, c'est l'installation de supports qui vont permettre de surélever la cloche pour que l'on puisse entendre le son.

Cette installation de montants solides va durer près de trois heures, pour trouver le bon équilibre, avant d'entendre enfin le son de ce campanile qui est un fa dièse ou mi.

Chaque visiteur pourra l'admirer, la photographier, regarder de près les gravures qui l'enjolivent. Il est écrit « Nom Soeur Angéline, marraine Marie-Ange Fougères, parrain Louis Dory ». Et gravé autour : « Je sonne pour les joies et les peines ».

Une manette reliée à une corde permet à qui veut entendre le son, de tirer fortement sur ce cordage.

L'église est ouverte tous les jours, de 9 h à 16 h.

Lundi 16 mai, bénédiction de la cloche Soeur Angéline, à 10 h 30.

La République des Pyrénnées

Mai 2016