Fonderie. Le président de Cornille Havard fondeur de cloches par passion

Fonderie. Le président de Cornille Havard fondeur de cloches par passion

Paul Bergamo : « Pour être fondeur de cloches, il faut aimer le beau. » Photo Ouest France

Cadre chez Ubisoft

Paul Bergamo est né en 1974, à Paris. Il effectue des études en gestion finances et obtient un double diplôme à l'école de commerce de Caen et à l'université de Leeds, en Angleterre. Il entre dans la vie professionnelle à 22 ans, comme cadre chez Ubisoft entertainment, leader du jeu vidéo, à Montreuil (96). « J'y suis resté jusqu'à la fin de l'année 2000, date à laquelle j'ai décidé de venir travailler aux côtés de mes parents, à la fonderie de cloches où j'avais passé toute ma jeunesse », précise-t-il.

D'abord attaché de direction, il devient, en 2006, directeur général, puis président en 2009. En 2012, il rachète Cornille Havard, avec l'objectif d'inscrire son action dans la continuité familiale. « Mon souci est toujours de construire les projets en complet partenariat avec la clientèle. »

Un métier de passion

Ces dernières années, les commandes prestigieuses se sont succédé : huit cloches pour Malte, neuf pour la cathédrale de Paris, deux cloches Paix et liberté pour la cathédrale de Bayeux, à l'occasion du 70e anniversaire du Débarquement, trois pour la cathédrale de Sées, en 2015.

« Les décors de cloches, confiés aux artistes permettent de les embellir et les personnifier en leur donnant une dimension complémentaire. Une cloche est un objet symbolique très fort au service d'une communauté et nous nous attachons toujours à ce qu'elle soit la plus belle possible. C'est un métier de passion. Il faut avoir envie de se surpasser, d'utiliser le meilleur de la tradition et la technologie. »

1, 4 millions d'euros de chiffre d'affaires

Paul Bergamo apprécie le contact humain. « Les rencontres avec les communautés chrétiennes, catholiques, protestants, orthodoxes constituent une diversité qui enrichit. »

Aujourd'hui, Cornille Havard est reconnu parmi les leaders mondiaux pour la qualité de ses cloches. « Nous exportons en Afrique francophone, mais aussi au Vietnam, Corée du Sud, Haïti, États-Unis. »

Le chiffre d'affaires, d'1,4 million d'euros, est généré pour deux tiers par la fonderie de cloches et d'art campanaire et un tiers l'activité touristique. « Avec une moyenne de 50 000 visiteurs, par an, dans nos ateliers, nous restons le lieu de visite le plus fréquenté de la ville. »

Source: Ouest France

Août 2016