Horloges Huchez à Gannes : le clocher foudroyé résonne de nouveau

Horloges Huchez à Gannes : le clocher foudroyé résonne de nouveau

Il reste à couvrir comme il se doit le clocher et empêcher les pigeons d’y rentrer

Le boîtier électrique avait explosé en juillet dernier. A l’extérieur, de nouvelles aiguilles ont été installées sur l’horloge dont les chiffres sont gravés dans la pierre.

La cloche de l’église Saint-Denis donne de nouveau de la voix. Et l’horloge de l’édifice bâti aux alentours du début du XVIe siècle affiche une heure correcte. Ce mercredi, les experts de l’entreprise Horloges Huchez, basée dans l’Oise, à Ferrières, ont redonné vie au clocher, touché par la foudre, comme de nombreuses habitations, au milieu du mois de juillet dernier. Nouveauté, les puissants ding-dong ne résonneront pas entre 22 heures et 8 heures.

« J’ai pris quelques informations auprès des riverains. On va voir si cela leur convient. Après, si cela leur manque trop, on le remettra en continu, comme avant. La cloche fait peut-être partie de leurs habitudes de sommeil », sourit le maire du village, Olivier De Beule (SE). « Ces interruptions nocturnes arrivent de plus en plus, constatent les artisans. C’est depuis que les Parisiens ont envahi la campagne. Que ce soit un coq ou un carillon, ils ne supportent aucun bruit ! » La cloche sonnera les demi-heures, les heures et l’angélus.

Le boîtier EDF a explosé sous la force de l’éclair

Toute l’installation a été remise aux normes actuelles. L’antique boîte en bois remplie de fils chargée de gérer les commandes, qui rappelle les débuts de l’électricité, a été changée. « Sous la puissance de l’éclair, le boîtier EDF avait explosé », raconte l’élu. De nouvelles aiguilles tournent sur l’horloge. « Les chiffres du cadran sont gravés dans la pierre et peints. C’est rare que ce soit en si bon état », souligne un ouvrier.

Les travaux auront coûté 15 000 €, couverts en partie par l’assurance, le reste étant apporté par la commune. Il reste à couvrir comme il se doit le clocher et empêcher les pigeons d’y entrer. « Un début d’incendie s’était déclaré et une pièce de bois était tombée à l’extérieur, raconte l’élu. Pour les oiseaux, c’est un véritable problème. Tout est recouvert de fiente. »

Dans les devis proposés pour le chantier, la municipalité n’a pas levé l’option paratonnerre, trop coûteuse. « La foudre ne s’abat jamais deux fois au même endroit ! » rappelle Olivier De Beule.

Source : Le Parisien.

Novembre 2017