Campaniste, nouvelle identité d'un métier millénaire

Campaniste, nouvelle identité d'un métier millénaire. photo Le Telegramme

Lundi, les cloches de l'église Notre-Dame-de-Cléden sont restées muettes. Après enquête, elles étaient bien là, mais « chouchoutées » par deux campanistes de la société Alain Macé de la Pleine-Haute dans les Côtes-d'Armor. Ceux-ci ont expliqué les raisons de leur présence dans le clocher: « Tout d'abord pour bien cerner notre métier, campaniste vient du mot Campanae qui désigne les cloches qui étaient installées dans un campanile à partir du Ve siècle, explique Jean-Christophe Roger, conducteur de travaux. L'intervention, demande des compétences dans plusieurs domaines, il faut être à la fois électricien, électronicien, électromécanicien, horloger, cordiste (NDLR: travail effectué suspendu à une corde) charpentier et restaurateur. On n'intervient pas n'importe comment sur un site classé. Et, bien sûr, il faut savoir vaincre son vertige ». Avec les 4 000 clochers que compte la Bretagne, le travail ne manque pas pour la société Alain Macé. Malgré tout, celle-ci diversifie son panel d'activité, vers les paratonnerres, l'installation d'équipement sportif, le travail en grande hauteur, la remise en état des croix et des coqs sur les clochers.

« La maintenance sur les cloches demande un démontage et une vérification de toutes les parties mobiles et le graissage les pièces maîtresses. Comme par exemple, les roulements qui permettent à la cloche d'effectuer son va-et-vient, pour être frappée par son battant, entraîné elle-même par des chaînes, la peinture sur les parties rouillées, vérifier les relais électroniques et les automatismes. C'est vraiment un métier complet », souligne Fabrice Nicolas, technicien monteur.

Source Ouest France.

16/06/2014