Alain Macé - Kerlaz- Église. Quelque chose clochait à St-Germain

Alain Macé - Kerlaz- Église. Quelque chose clochait à St-Germain photo Le télégramme

Depuis un moment déjà, les cloches de l'église Saint-Germain avaient la voix enrouée. En début de semaine, Mark Griffiths, employé par l'entreprise Alain Macé, était sur place pour remplacer les deux moteurs défectueux du clocher. La flèche dentelée de ce clocher du XVIIe rend ces cloches particulièrement sensibles aux attaques de l'air salin et humide. L'objectif de l'intervention était de remplacer le mécanisme de tintement. Outre ce changement, la maintenance des cloches nécessite la vérification des parties mobiles, le graissage du volant et des chaînes de tirage, ainsi que le réglage du boîtier de commande, qui se trouve dans la sacristie. En effet, les roulements qui permettent aux cloches d'effectuer leur volée, pour être frappées par la boule du battant, sont « comme les pièces d'un vélo. Il faut les vérifier régulièrement. C'est un travail complexe et très précis », explique Mark Griffiths. Jeanne et Marie-Françoise La cloche peut se faire entendre de deux façons : par le tintement, lorsque le marteau vient en frapper l'extérieur, et la volée, où la boule vient retentir contre la pince (l'intérieur) de la cloche. Le clocher est pourvu de trois cloches. Ce sont de petites cloches, qui pèsent entre 250 kg et 400 kg. L'électromécanicien intervient sur deux d'entre elles. L'une date de 1903 et a été baptisée Marie-Françoise par le pape Léon XIII et l'évêque Mg Dubillard ; la seconde a été nommée Jeanne, par Jean Le Berre et Jeanne Le Gac. La troisième, à l'épigraphie campanaire plus ancienne, a été fondue à Brest en 1644. Dans les règles de l'art L'entreprise Macé, installée à La Plaine-Haute, près de Saint-Brieuc, fait partie du Groupement des installateurs d'horlogerie d'édifices et d'équipements campanaires (GIHEC), qui compte 26 entreprises en France, réunies sous une charte assurant la pérennité de ce patrimoine séculaire. L'entreprise s'occupe également des installations de paratonnerres sur les clochers, au rayon de protection de 500 mètres, mais qui n'empêchent pas la foudre de frapper le sol, comme l'a subi, lundi, une maison proche de l'église.

08/11/2014

Source : Le Télégramme