LUSSAULT premier campaniste de l'Ouest : l'Horloge a 105 ans

LUSSAULT premier campaniste de l'Ouest : l'Horloge a 105 ans © Le Télégramme

A la veille de son 150eme anniversaire la société LUSSAULT se félicite que la cantonnier de la commune de MEULLES en pays d’Auge, soit le témoin de la longévité et dfiabilité du matériel et des horloges LUSSAULT en s’occupant de cette vieille dame qui fêtera bientôt son 105eme anniversaire.

Le lundi matin, Jean-Claude Hubert, le cantonnier du village se rend à l'église, pour une tâche bien précise. « Il ne s'agit pas d'arriver à 10 h, sinon il serait trop tard, dit-il en ouvrant la porte de l'église. Si jamais les poids arrivent au sol du clocher, c'est foutu, faut tout régler, et là ce n'est pas simple. Il faudrait faire appel à un confrère, on n'est pas trop de deux dans ce cas-là ».

En effet, l'horloge de l'église Saint-Pierre est probablement la dernière horloge du pays d'Auge en fonctionnement qui n'est pas électrifiée. Les poids qui entraînent le mécanisme doivent être remontés manuellement chaque semaine.

Remonter les heures, c'est plus dur

Une fois monté en haut du clocher, Jean-Claude Hubert, à l'aide d'une manivelle, tourne la roue à engrenage qui remonte les câbles du poids des heures, sur toute la hauteur du clocher. Puis, c'est au tour de la roue des minutes. « Pour les heures, c'est un peu dur, faut s'y reprendre en plusieurs fois, mais pour les minutes ça va ».

Cette mécanique est un peu capricieuse. « Elle n'est plus toute jeune ». Pas de date, pas d'inscription qui pourrait nous renseigner et personne à la mairie ne semble avoir la réponse.

Cet échange a donné envie d'en savoir plus. Seule piste, l'inscription sur le cadran : Lussault, le nom de la société à Thiffauges, en Vendée. Cette société, une fois contactée a retrouvé le devis d'une réparation en 1955, et le remplacement du cadran par un neuf en émail cuit au four.

Cette horloge aurait été achetée en 1910, par la municipalité à l'ancienne entreprise Gourdin. En consultant les comptes rendus du conseil municipal, on en a la confirmation. La commande est validée par la délibération du 16 octobre 1910, qui autorise le maire de l'époque, Georges Pitard à passer marché avec M. Gourdin, ingénieur à Mayet.

L'achat de cette horloge a pu se faire grâce en partie à un reliquat d'une somme versée par une compagnie d'assurances à la suite des dommages dus à la foudre sur le clocher.

Cette dernière horloge mécanique encore en service a une histoire. « J'aime bien la retrouver toutes les semaines, c'est mon bébé cette horloge », confie Jean-Claude Hubert.

Décembre 2014

Source : Ouest France