ALAIN MACE - La remontée de la cloche : un spectacle assurément

ALAIN MACE - La remontée de la cloche : un spectacle assurément

Beaucoup de monde, mardi matin, sur la place de la Mairie qui, pour la circonstance, était plutôt la place de l'Eglise. Le spectacle de la remontée de la toute nouvelle cloche a attiré les curieux. Ils étaient près d'une centaine.

Le premier mouvement a démarré tout juste à l'heure annoncée : dix heures. C'était pour la sortie de la cloche, de la nef vers l'extérieur. Il a ensuite fallu rapprocher le camion-grue du clocher. Puis, ce qui fut le plus long, l'ouverture de la trappe à la base de la partie supérieure du clocher. En effet, enlever les abat-sons ne fut pas une mince affaire pour les ouvriers de l'entreprise Macé.

Pendant ce temps-là, sur la place, on devise. Notamment du deuxième anniversaire de la tornade, c'était la veille, le 15 décembre 2012, qui a accéléré la rénovation de l'église. Et là, c'est le point d'orgue avec le dernier moment important de ce gros chantier. En l'absence du maire, ce sont les adjoints, Louis Denoual et Marie-Madeleine Gamblin, qui répondent aux questions des journalistes de France 3 Bretagne ; plusieurs conseillers municipaux sont là également. D'autres regrettent que les enfants de l'école ne soient pas là : « Ils ne reverront jamais ça de leur vie. »

Un monsieur a hâte d'entendre les cloches. Les photographes sont nombreux. Certains viennent photographier la cloche et ses détails : Gabriel, Québriac 2014, ainsi que le dessin d'une tornade. Et puis les noms des dignitaires : le maire Armand Châteaugiron, le curé Richard Bernier, l'archevêque Pierre d'Ornellas et l'évêque Nicolas Souchu. Les donateurs ne sont pas oubliés.

Les abat-sons sont enfin enlevés. L'élévation du bourdon de 750 kg peut commencer. Maniée de main de maître, la grue se déplace au centimètre. Là-haut, les ouvriers la réceptionnent juste devant l'ouverture. D'en bas, on voit le mètre jaune qui prend les mesures de la cloche, de l'ouverture. Suspense ! Finalement, ça rentre ; quasiment au millimètre.

Encore un peu de manipulation pour la basculer, la décrocher de la grue. Le spectacle s'achève. Il ne restera plus qu'à écouter le son du bourdon. Et puis remettre l'horloge en fonction ; ce ne sera pas le plus dur, « il suffira de la rebrancher », conclue Louis Denoual. Il est 11 h 30.

Décembre 2014

Source : Ouest France